Le Peuple de la nuit

« Survivre : notre ultime sabotage »

Texte Aïda Asgharzadeh. Mise en scène et scénographie Franck Berthier
Nouvelle version

Peuple-de-la-nuit

Par la force d’une révolte intérieure, le peuple de la nuit combat pour sa dignité. « Cette nuit-là, je  décidais de vivre. Vivre, c’était combattre ; c’était ne pas accepter ce qu’ils voulaient nous imposer. Survivre : notre ultime sabotage. »* Rapporter ces paroles, c’est aujourd’hui encore lutter contre toutes les barbaries

Voici de retour Le Peuple de la nuit, l’un des succès du Petit Louvre 2012.
Le voici dans une version nouvelle, enrichie, étoffée, remise en scène. En somme un objet théâtral qui a gagné en maturité, en force, en émotion. De l’esquisse 2012 est née une oeuvre grandie, ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre. En scène, trois personnages, racontent. Déportés pour des raisons différentes, ils ont subi le choc des premiers jours et traversent la phase de  déshumanisation que le nazisme impose. Petit à petit, ils entrent en résistance : ici, résister c’est rester en vie, garder une conscience pour ne pas tomber dans la bestialité. Du sabotage de grenades allemandes aux recettes de cuisines contées dans la promiscuité de la nuit, c’est la générosité, la volonté, et l’imagination qui leur permettront de conserver leur identité et de créer une véritable chaîne de résistance. Pour raconter l’irracontable et sortir des livres d’histoire, Franck Berthier a choisi l’extrême simplicité. Pour lui en effet, il ne s’agit pas de proposer un  spectacle de plus sur la déportation, mais, à partir de faits réels survenus notamment à Treblinka,
Sodibor, Auschwitz, Dachau, de braquer les projecteurs sur les différents modes de résistance à l’oeuvre à l’intérieur des camps et d’ouvrir en même temps des pistes de réflexion qui valent pour
les horreurs d’aujourd’hui.